La Fête de la science est aussi l’occasion de se replonger dans quelques souvenirs.
2005. Je viens d’être recrutée à l’IUT de Mantes. Une forte densité de cours, la responsabilité des stages… et me voilà également chargée de la communication de l’IUT, avec d’importantes manifestations à organiser.
Parmi elles, le Festival Devianin « Robots Mobiles » 2005, qui réunissait à Mantes, pendant plusieurs jours, chercheurs, enseignants-chercheurs et étudiants venus de Russie, du Mexique, des États-Unis et de France autour d’une compétition internationale de robotique.

Il fallait de l’imagination et beaucoup d’énergie. Alors, comme aurait dit papa, « je retrousse les manches ».
Il fallait rédiger les textes, réaliser les affiches et les supports de communication, rechercher des partenariats, travailler avec les médias, inviter les établissements scolaires et les personnalités, organiser les rencontres avec le public… Autant de tâches qui accompagnaient l’organisation scientifique de l’événement et contribuaient à faire entrer celui-ci dans la vie du territoire.

Faire sortir la science des laboratoires
En retrouvant aujourd’hui ces documents, je mesure aussi ce que représentait déjà cette expérience : faire sortir la science des laboratoires, créer des rencontres entre chercheurs, étudiants, scolaires, acteurs du territoire et grand public, et rendre accessibles des savoirs et des technologies qui pouvaient sembler lointains.
Cette expérience n’est d’ailleurs pas restée isolée. D’autres initiatives ont suivi au fil des années avec mes étudiants, notamment ceux de l’ISTY et de l’IUT de Mantes, avec des collègues et avec les établissements scolaires du territoire.

En 2018, l’article consacré aux ateliers de vulgarisation scientifique menés avec des élèves de CM2 portait un titre qui résume bien cette ambition : « Donner le goût des sciences ».
Il s’agissait encore de rencontres, de transmission, d’expérimentation et de mots suffisamment simples pour permettre aux plus jeunes de s’approprier des connaissances scientifiques. J’y rappelais alors une conviction qui reste la mienne : « La meilleure façon d’apprendre, c’est d’apprendre aux autres. »
Vingt et un ans plus tard…
Vingt et un ans plus tard, alors que commence la Fête de la science 2026, ces archives prennent une saveur particulière.

Les supports de 2005 ont vieilli — et certains nous feront sourire. Les technologies ont changé. Les formes de communication aussi.
Mais une conviction, elle, est restée : la science ne se construit pas seulement, elle se partage.
Elle se partage lorsqu’elle sort des laboratoires, lorsqu’elle rencontre des étudiants, des élèves, des enseignants, des familles, des publics qui n’auraient pas nécessairement poussé la porte d’un lieu de recherche.
De 2005 à aujourd’hui, les outils ont changé, les projets aussi. Mais je retrouve le même plaisir à créer ces occasions de rencontre, de curiosité et de transmission.
Vingt et un ans plus tard, c’est peut-être cela que je retiens : donner le goût des sciences, c’est aussi donner envie de chercher, de comprendre… et, à son tour, de transmettre. ❤️





Quelques années plus tard, d’autres actions de transmission et de médiation scientifique prolongeront cette démarche : faire découvrir, expérimenter, manipuler et partager les savoirs auprès de publics plus jeunes.


