En ce 1er mai, j’ai une pensée pour le travail — celui qui structure, qui transmet, qui tient les vies.
À travers une journée ordinaire, se dessine une manière d’être au monde : travailler, transmettre, s’engager.

Au plus près des réalités, là où le travail prend sens.
Le matin : mettre de l’ordre
Il se levait à 5h.
Avant tout, il balayait la cour.
Deux arbres fruitiers, des feuilles au sol.
Chaque matin, remettre de l’ordre.
Puis venait le petit-déjeuner.
Chocolat, pain, confiture, pâté.
Mais surtout, un moment de transmission :
→ bien se tenir à l’école
→ respecter les professeurs
→ lire, penser, apprendre
Ensuite, chacun partait :
lui, au Ministère de la Santé ;
maman, au collège ;
nous, à l’école.
Le milieu de journée : présence et rythme
À midi, il revenait souvent avec le dessert.
Des fruits… ou un gâteau en forme de crocodile ou de tortue.
À l’entendre arriver en “deux roues”,
nous nous alignions aussitôt.
Un rituel.
Après le repas :
un peu de télévision pour nous,
une sieste pour lui.
Puis venait le temps du jardin, sous la fenêtre de son bureau.

Légende :
Une présence qui se mesure dans l’échange.
L’après-midi : engagement et collectif
Déjà, les premiers échanges politiques à la maison,
avant de repartir au siège du parti.
Pendant ce temps, maman recevait des femmes.
Et nous, dans la cour arrière, entre jeux et activités.
La maison était un lieu de vie,
un lieu de travail,
un lieu d’engagement.
Le soir : structurer et transmettre
Le soir, il rentrait vers 18h–19h.
Devoirs.
Conseil de famille, parfois.
À 20h, nous étions ensemble — jeux, lectures, discussions —
pendant que nos parents échangeaient sur la véranda.
À 21h :
vérifier que tout est en ordre,
fermer le portail,
nous envoyer nous coucher.
La nuit : penser
Puis venait son temps.
Lire. Écrire. Penser.
Souvent jusqu’à 23h.
Le dimanche, il bricolait, cuisinait avec un ami.
Le week-end était consacré à la famille, aux proches, aux visites.
Une manière de vivre
Ses journées étaient structurées, mais jamais mécaniques.
Elles tenaient ensemble :
→ la famille
→ le travail
→ l’engagement
→ la transmission
Et au cœur de tout cela :
une discipline,
une présence,
une manière de vivre avec les autres.
📖 Conclusion — La pensée du travail
Dans ses notes, mon père avait relevé ces mots, qui disent beaucoup de son rapport au travail :
« Quand je ne travaille pas, il me semble que je commets un vol. » — Louis Pasteur
« Si quelqu’un se plaint de travailler, mettez-le à ne rien faire. » — Blaise Pascal
(Citations relevées dans ses notes)
#Mémoire #Transmission #Famille #Engagement #Éducation
Et peut-être que le travail, au fond,
n’est pas seulement ce que l’on fait,
mais ce que l’on laisse vivre chez les autres.