Article paru dans Les Dépêches de Brazzaville sur le Séminaire Communication & DD du 7 avril 2011

France : des universitaires se sont penchés sur les modes innovants de la téléphonie mobile et les formations de qualité dans les secteurs de l’hygiène, de la sécurité et de l’environnement

En coordination avec Milie Théodora Miere Pélage, Maître de conférences en Sciences de l’information et de la communication, l’Institut universitaire de technologie (IUT) de Mantes dans les Yvelines en France, a abrité le 7 avril un séminaire international et inter-universitaire sur le thème : « Communication et développement économique et social .

La directrice du laboratoire de recherche Larequoi, de l’Institut supérieur de management (ISM) de l’université de Versailles St-Quentin-en-Yvelines, Annie Bartoli, professeur des universités, a salué l’effort de mise en réseau et de coopération aux plans national et international, mis en œuvre par Théodora Miere Pélage.

Anne-Marie Laulan, professeur en sociologie, a déploré les lacunes en termes de communication de l’information, surtout « pour un contenu méconnaissant les savoirs locaux ».

Servet Biyoko, Maître de conférences assistant à la Faculté des Sciences de l’université Marien-Ngouabi à Brazzaville, également chercheur au laboratoire de Valorisation des plantes aromatiques et médicinales (VPAM) à cette même faculté, membre fondateur et administrateur général adjoint de l’École supérieure de technologies du Littoral à Pointe-Noire, intervenait sur : « Pourquoi un enseignement en environnement et en Hygiène, Sécurité et Environnement à Est-littoral ». Il a dans ce cadre présenté l’économie de Pointe-Noire, basée pour l’essentiel sur l’exploitation des hydrocarbures, du bois et de la sylviculture, la pêche, le tourisme et l’exploitation des ressources minières. Il a insisté sur les impacts de certaines activités sur l’environnement et a appelé les entreprises industrielles à relever le défi de l’Hygiène, Sécurité et Environnement (HSE) en milieu de travail « pour la prévention de l’environnement, de la santé et la sécurité du personnel et des installations industrielles ».

Il a fait un constat alarmant sur le manque de formation crédible de cadre intermédiaire au Congo [technicien supérieur] dans les différents secteurs. C’est pourquoi il a proposé l’offre de l’école supérieure de technologie du littoral de « formation diplomante (bac+3) en alternance accompagnée de six mois de stage en entreprise susceptible de remplir ce rôle et donc de répondre aux exigences sociétales en matière d’HSE ».

Milie Théodora Miere Pélage, docteur en Sciences de l’information et de la communication de l’université de Grenoble 3, Maître de conférences à l’université de Versailles Saint-Quentin-en Yvelines, chercheur à Laqueroi, intervenait sur les « Modes d’appropriation innovants de la téléphonie mobile », a quant à elle insisté sur la notion de développement et d’analyse des différentes pratiques et usages des dispositifs communicationnels à des fins de développement.

Elle s’est interrogée sur la possibilité des acteurs socio-économiques d’influer sur les modes d’appropriation innovants du téléphone mobile au Congo-Brazzaville, l’accès à des informations de type formatif, sanitaire, éducatif pour inciter les citoyens à utiliser leur mobile et conduire à un développement du secteur. Elle souhaite privilégier l’information et les innovations « comme supports de développement », mettant exergue un décalage entre l’offre d’information et les capacités culturelles, financières et matérielles des populations en Afrique, en Asie et Amérique latine.

Quant au professeur Michel Arnaud, il considère les enseignements ouverts à distance e-learning, m-learning, plutôt comme un outil de facilitation pour un changement social dans les économies émergentes qui souffrent d’un déficit en formation dans les métiers de l’artisanat non traditionnel. Or en Afrique, 80% de la population active dispose d’un téléphone mobile, donc susceptible de transmettre et de partager à moindre coût l’information et d’éviter des dysfonctionnements liés aux réseaux électriques. Ce projet vise une population jeune, mixte et adulte, dans le cadre d’une formation initiale ou continue.

Rappelons que le Larequoi est un laboratoire spécialisé dans les processus transversaux de management et accueille des chercheurs en sciences de gestion, en sciences humaines et de la communication, et en sciences de l’éducation. Il agit sur le développement de la formation à distance, la multiplicité des supports, le développement des techniques et technologie, un nouveau mode d’expression à développer, moins onéreux et plus transportable que l’ordinateur.

Sources : Dépêches de Brazzaville, Noël Ndong

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